Le contexte du 19e siècle
Au 18e siècle (les Lumières), on admire la science et la raison. Au 19e siècle, on réalise que la science ne peut pas tout expliquer → intérêt pour le mystère et l'au-delà.
C'est la Révolution industrielle : science et techniques à grande échelle. Les villes grandissent ; les campagnards deviennent ouvriers en ville (exode rural).
Un courant littéraire = des œuvres qui partagent une vision commune (mêmes idées, mêmes valeurs).
La littérature du 19e parle des bouleversements sociaux. Elle oscille entre trois volontés : fuir la réalité · la peindre précisément · montrer un monde qui la dépasse.
Les courants & genres
Repères pour reconnaître le genre
- Fantastique — schéma : avertissement → transgression → peur → fin souvent négative. Cadre familier + intrusion impossible.
- Merveilleux — « Il était une fois », autre monde, lieux/temps indéterminés, objets magiques, personnages extraordinaires, le bien triomphe.
- Science-fiction — 5 thèmes : extraterrestres, espace, voyage dans le temps/futur, robots… · 4 critères : art de l'impossible, ancrage scientifique, dimension instructive, connexion avec le futur.
- Récit policier — ingrédients : le crime, la victime, le coupable, le détective, le mobile, les indices. Sous-genres : énigme classique, roman noir/polar, thriller.
- Réaliste / naturaliste — vie quotidienne, milieux modestes, détails concrets, personnages ordinaires.
Le fantastique tient du romantisme ; le policier du réalisme ; tous deux sont proches du symbolisme (le mystère).
Le vocabulaire — les 44 mots
- sans ambiguïté = parfaitement clair
- amnésiques = qui ont oublié
- amputation = un retranchement
- anticiper = avoir lieu avant la date prévue
- assertions = des affirmations
- austérité = des sacrifices, privations
- cohérent = qui est logique
- compromis = accord par concessions
- confiner = écarter de, isoler
- consensus = accord général
- contentieux = désaccords, litige
- démanteler = détruire, déconstruire
- dilemme = choix inévitable
- diversion = détourner l'attention
- draconiennes = très sévères
- endémique = qui ne cesse pas
- fustiger = blâmer, critiquer fort
- impudence = effronterie, audace
- impunité (n'assure pas l') = pas d'excuse pour échapper à la punition
- infirmer = démentir, contredire
- intégrité = parfaite honnêteté
- un iota = la plus petite quantité
- laxisme = tolérance excessive
- manichéen = oppose sans nuance bien/mal
- microcosme = un petit monde
- occulté = caché
- pérennité = continuité, durabilité
- pragmatique = privilégie l'action
- rétorsion = mesures sévères en réponse
- rétrogrades = attaché au passé
- révolu = passé, terminé
- rudiments = connaissances élémentaires
- sacerdoce = fonction religieuse / dévouement
- sibyllines = obscures, difficiles
- tendancieuse = avec parti pris
- véracité = exactitude, vérité
- zizanie = discorde
- annexée = envahie, rattachée
- antipodes (aux) = à l'autre bout du monde
- aphone = qui n'a plus de voix
- boulimie = envie de dévorer
- brimés = victimes de brimades
- cécité = le fait d'être aveugle
- circonlocution = tourner autour du pot
Méthode
Argumenter (sujet de société)
Défendre un point de vue avec des arguments + exemples concrets.
Plan : introduction (poser le sujet) → développement (arguments organisés) → conclusion.
Penser à l'objection (l'avis contraire) pour renforcer le propos.
de plus (ajout) · donc / par conséquent (conséquence) · cependant / pourtant (opposition) · parce que / car (cause) · par exemple (illustration).
Résumer (nombre de mots imposé)
- Restituer les idées essentielles, en plus court et avec ses propres mots.
- Respecter le nombre de mots demandé.
- Supprimer exemples et répétitions ; garder le fil principal.
- Suivre l'ordre et le système d'énonciation du texte ; rester neutre (pas d'avis personnel).
Avoir lu le roman « Les morsures du silence » (Johana Gustawsson) — et t'entraîner sur la page « Français » (reconnaître le genre, vocabulaire, grammaire).
La phrase
La subordonnée & la coordonnée
Une subordonnée et une coordonnée sont des propositions enchâssées dans une proposition principale. Comme la principale, elles comportent un sujet, un verbe, et parfois un complément de phrase.
- La subordonnée dépend d'une principale : les deux ont des valeurs différentes — l'une est plus importante (principale) que l'autre (subordonnée).
- La coordonnée a la même valeur que la principale.
Les deux types de subordonnées
La relative — le mot qui l'introduit est un pronom relatif qui reprend un mot de la phrase : qui, que, quoi, dont, où…
La complétive — le mot qui l'introduit est une conjonction de subordination ; elle ne reprend aucun mot de la phrase : que, parce que, autant que, bien que, pour que, si, tandis que, quand, afin que, quoi que…
Les fonctions de la subordonnée
La subordonnée peut jouer plusieurs rôles dans la phrase :
- Sujet — Qu'il n'ait pas freiné n'est pas étonnant.
- CDV (compl. direct du verbe · qui / quoi) — Je crois que tu es venue à temps.
- CIV (compl. indirect du verbe · à qui/quoi, de qui/quoi, pour qui/quoi) — J'ai pensé à ce que j'avais appris.
- Complément du nom — La chouette qu'il a vue était impressionnante.
- Attribut du sujet — Mon impression est que tu étais ivre.
- Complément circonstanciel — de temps, de lieu, de condition, de cause, de conséquence, de but.
L'attribut est un mot ou groupe de mots qui sert à donner une caractéristique à un sujet par l'intermédiaire d'un verbe d'état — être ou tout verbe pouvant le remplacer : devenir, sembler, paraître, avoir l'air, rester… (c'est-à-dire : comment est le sujet).
La coordonnée
La coordonnée est introduite par une conjonction de coordination :
La différence réside dans leur rôle grammatical. Une subordonnée de lieu (circonstancielle de lieu) indique l'endroit où se déroule l'action de la principale, tandis qu'une coordonnée de lieu donne des informations complémentaires sur un nom ou un pronom de la principale.
La proposition infinitive
Une proposition infinitive est une subordonnée dont le verbe est à l'infinitif et qui n'est pas introduite par un pronom ni par une conjonction.
Transformer une subordonnée CDV en infinitive
- Le majordome a avoué qu'il a été coupable → Le majordome a avoué avoir été coupable.
- L'enfant dit qu'il n'a pas copié → L'enfant dit ne pas avoir copié.
- Le pilote prétend qu'il est parti trop vite → Le pilote prétend être parti trop vite.
La fonction des mots
La fonction, c'est le rôle que le mot ou groupe de mots joue dans la phrase par rapport aux autres.
À ne pas confondre : la nature = la catégorie du mot · la fonction = le rôle dans la phrase.
Voix active : Le professeur explique la leçon.
Voix passive : La leçon est expliquée par le professeur → « par le professeur » = complément d'agent.
Phrase active & passive
Dans une phrase active, le sujet effectue l'action exprimée par le verbe. Dans une phrase passive, le sujet subit l'action, généralement effectuée par un complément d'agent introduit par la préposition « par ».
Les compléments circonstanciels (rappel des types)
- De lieu — J'ai mangé des quiches chez moi.
- De temps — Nous partons samedi.
- De cause — Je ne mange jamais de pommes à cause de mon appareil.
- De condition — Si tu travailles, tu réussiras.
- De moyen — Je cloue avec un marteau.
- De manière — Il parle lentement.
- De but — Je suis allé travailler pour gagner de l'argent.
- De comparaison — Il parle comme elle.
La nature des mots
Le verbe
Le verbe marque une action ou un état.
Les trois groupes
- 1er groupe : en -er (sauf aller).
- 2e groupe : en -ir (qui font -issons à la 1re personne du pluriel, ex. finir).
- 3e groupe : tous les autres.
Accord du verbe — forme personnelle
(Le sujet représente quelque chose de concret.) Le verbe s'accorde avec son sujet. Lorsqu'il y a plusieurs sujets, il faut l'accorder en conséquence.
Accord du verbe — forme impersonnelle
Le verbe est utilisé avec le pronom « il » impersonnel et se conjugue à la 3e personne du singulier.
Attention : le participe passé des verbes impersonnels est toujours invariable.
Le substantif (nom)
Le substantif est un mot qui renvoie à une catégorie générale d'êtres, d'objets ou de concepts. Il occupe une place centrale dans la phrase. Il existe deux catégories : noms propres et noms communs.
- Noms propres : prénoms, noms de famille, villes, pays, fleuves, régions, institutions… Ils sont invariables et commencent par une majuscule.
- Noms communs : tous les autres. Ils désignent des objets, des animaux, des matières… Ils s'accordent en genre et en nombre et ne prennent pas de majuscule.
L'adjectif
L'adjectif est un mot qui, le plus souvent, accompagne un substantif (nom) avec lequel il s'accorde en genre et en nombre. Il donne une qualification au substantif.
Le pronom
Le pronom remplace un nom ou un groupe nominal.
- Personnels — remplacent les noms de personnes ou de choses.
sujet : je, tu, il/elle, nous, vous, ils/ellesCDV : me, te, la/le/l', nous, vous, lesCIV : me, te, lui, leur, en, y, nous, vous
- Possessifs — indiquent la possession.
le/la mien(ne)le/la tien(ne)le/la sien(ne)le/la nôtrele/la vôtrele/la leurles leurs
- Démonstratifs — désignent ou montrent quelque chose.
cececicelacelui-cicelui-làcelle-cicelle-làceux-ciceux-làcelles-cicelles-là
- Relatifs — introduisent une proposition relative.
quiquequoidontoùlequellaquellelesquelslesquelles
- Interrogatifs — posent des questions sur des noms ou groupes nominaux.
quiquequoilequellaquellelesquelslesquelles
- Indéfinis — remplacent des noms de façon imprécise.
aucunpersonnequelqu'untoutrienplusieurs
Ils ont un statut particulier : on les appelle pronoms neutres car ils peuvent remplacer différents types de compléments — un CDV, un CIV, un complément circonstanciel de lieu.
Le déterminant
Le déterminant est attaché à un autre terme avec lequel il s'accorde en genre et en nombre. Il en existe de nombreux :
- Définis : le, la, les, l'
- Indéfinis : un, une, des, quelques, plusieurs, certains, tous, tout(es), aucun
- Démonstratifs : ce, cet, cette, ces
- Possessifs : ma, mon, mes, ton, ta, tes, leur
- Interrogatifs : quel(s), quelle(s), combien de…
- Exclamatifs : quel(s), quelle(s)
- Numéraux : un, deux, trois, premier, deuxième, troisième…
L'article est une sorte de déterminant, mais seulement placé devant un nom, pour déterminer s'il est féminin/masculin, singulier/pluriel. On distingue trois types : définis, indéfinis, partitifs.
L'adverbe
C'est un mot qu'on ajoute à un verbe, à un adjectif ou à un autre adverbe pour modifier ou nuancer le sens.
- De lieu : loin, là, près, ailleurs, dedans, dehors…
- De temps : parfois, toujours, souvent, maintenant, demain…
- De quantité : peu, très, trop, assez, beaucoup, plein, plus, encore…
- De manière : bien, mal, vite, doucement…
- D'interrogation : où ? quand ? pourquoi ?…
La préposition
C'est un mot invariable qui introduit un complément et précise sa relation avec un autre mot de la phrase. Elle exprime des relations de lieu (près de, sur, dans, au-dessus…), de manière (avec…), de temps (après, avant, pendant…), de cause (à cause de…), de but (pour, afin de…). Elle introduit un CIV (à…). La préposition est obligatoire.
La préposition introduit un complément ; la conjonction relie deux mots, groupes ou propositions. La préposition est obligatoire et invariable ; la conjonction est facultative et la conjonction de subordination peut varier. Un même mot peut être l'une ou l'autre selon le contexte.
La conjonction (de coordination ou de subordination)
Ce sont des mots invariables qui servent à relier des mots, des groupes de mots ou des propositions.
Coordination
Subordination — introduisent une proposition subordonnée
L'interjection
Les interjections sont des mots invariables qui expriment une émotion, une sensation ou un ordre.
Difficultés particulières
S'est · C'est · Ses · Ces
S'est
Toujours suivi d'un participe passé (verbe pronominal). On peut le remplacer par je me suis…, tu t'es…
C'est
A le sens de « cela est ». Il est suivi d'un groupe nominal, d'un pronom ou d'un adjectif qualificatif.
Leur & Leurs
Leur — pronom personnel
Invariable, complément d'un verbe. C'est le pluriel de lui.
Leur / Leurs — déterminants possessifs
Placés devant un nom et accordés avec ce nom.